Les débats internes d’un mouvement politique n’ont généralement que peu d’intérêt pour le grand public, qui n’entend rien aux nuances divisant les militants.
L’impérissable controverse sur le point de savoir si le réformisme constitue un obstacle à l’abolition en est une illustration.Retarde-t-on l’abolition de l’exploitation d’une catégorie d’individus en la réformant de manière à la rendre plus « humaine » (welfarisme) ? De telles querelles ont jadis divisé, par exemple, la mouvance syndicale, entraînant la scission en France de la Confédération Générale du Travail en 1921 et 1947. La cause animale n’échappe pas à ces discordes, que beaucoup jugeraient dérisoires, en particulier pour leur retentissement quasi-nul en dehors des milieux animalistes. Elles sont à mon sens dignes d’être analysées pour ce qu’elles révèlent de l’influence de la mentaphobie auprès des défenseurs des animaux.

David CHAUVET

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